L’ATELIER DU FESTIVAL

THE POLICEMAN

(LE POLICIER)

Réalisé par : Nadav LAPID

  • Année : -1
  • Pays : France , Israel
  • Durée : 100 minutes

Synopsis

et note d'intention Dans les années 60-70, alors que le terrorisme politique frappait en Europe de l'Ouest, Israël était un pays socialiste, à base égalitaire. Aujourd'hui les inégalités sont parmi les plus fortes du monde occidental. Les conflits sociaux sont occultés par le conflit contre l'ennemi commun - les Palestiniens. Mais, sous la surface, bouillonnent une rage et un sentiment d'abus. Dans " The Policeman ", ils conduisent à l'explosion. J'ai voulu créer deux groupes qui rentrent en collision, chacun une expression de l'un des conflits : le conflit national et le conflit socio-économique. La routine des policiers de l'unité d'élite, ce sont les heurts avec " l'ennemi palestinien ". Leur virilité et leur envie de se battre sont l'expression d'un pays où les hommes qui ont fait la guerre et qui ont tué sont partout. Une violence institutionnalisée. Face à eux se tient un petit groupe de jeunes contestataires. Ils kidnappent trois milliardaires israéliens durant le mariage de la fille de l'un d'entre eux. Ils sont prêts à tuer ou à se faire tuer afin de libérer leur société de l'oppression, que la majorité des gens considère normale. Les membres de ces deux groupes partagent à la fois une grande naïveté et une grande violence. La violence physique des policiers. La violence rationnelle des révolutionnaires. Yaron est au centre du groupe de policiers. Il vénère le groupe, la camaraderie et son corps musclé. Sa femme est enceinte de leur premier enfant. Le début de la vie, et non pas une autre tuerie et la mort. Un évènement qui pourrait l'enraciner plus profondément dans une famille, dans un groupe, ou pourrait bien être le début de sa libération. Je souhaitais créer un personnage qui conjugue innocence et meurtre, une grande confiance en soi mêlée à une grande agitation. Il a inconsciemment le désir que survienne un évènement qui bouleverse l'ordre des choses, même si c'est une catastrophe. Face à lui, Shira, la " poétesse de la Révolut besoin de saisir l'essence d'une existence pure. Sa haine véhémente des riches se mêle à son côté autodestructeur, ce dont elle est éminemment consciente. J'ai opté pour un récit en deux parties. Le côté des policiers et le côté des révolutionnaires. Des amalgames de scènes, pas de montage parallèle. Le film n'est pas un film d'action dans lequel la narration avance entre les différents personnages jusqu'à la rencontre inévitable, mais le portrait existentiel de deux groupes, deux types de personnes, et par dessus tout, de deux personnes. Le kidnapping a eu lieu. L'unité de police a du intervenir. Les révolutionnaires ont été abattus. Les milliardaires s'en fichent. Pour les policiers, c'est juste une journée de travail qui se termine. Ils vont tous continuer à vivre sereinement, comme avant. Le seul atteint, c'est Yaron. L'homme qui vit dans un monde manichéen, où tout est bien net : le vrai et le faux, les gens proches et les cibles. L'homme qui tue des hommes arabes a tué une femme juive. Sa femme est sur le point de donner naissance à leur fille. Tout ceci le fait craquer, l'éloigne du groupe, de sa foi et de ses convictions. Il le ressent presque physiquement, tel un animal qui a par erreur dévoré un autre de sa propre espèce. Yaron retourne à sa femme et à son foyer, brisé. Les contractions de Nili ont commencé, déjà en route vers l'hôpital, en route vers votre premier enfant il est difficile de déserter le navire. La nouvelle génération est déjà là. C'est maintenant au tour de Yaron de construire un futur reproduisant le passé et le présent.

Note d'intention


Crédits

Nadav LAPID - Réalisateur


Fiche technique

Langue(s) de tournage: Hébreu
Budget prévisionnel: 12,5M €
Financement acquis: 400 000 €

Contacts

Production


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L'Atelier 2008