L’ATELIER DU FESTIVAL

THE HAPPIEST MAN IN THE WORLD

Réalisé par : Teona MITEVSKA

  • Année : 2021
  • Pays : Macédoine
  • Durée : 100 minutes

Synopsis

Imaginez qu’après un horrible traumatisme, vous deviez faire face à votre Némésis et la regarder directement dans les yeux. Il y a un hôtel, une pièce, et un groupe de personnes en quête d’amour, enfermées pour une journée dans le même espace, obligées de s’occuper les unes des autres quelles que soient les circonstances. Et puis, il y a un secret, le secret d’un crime inimaginable. Asja est une femme célibataire de 40 ans vivant à Sarajevo et elle sent que son horloge biologique fait tic- tac. Elle finit par passer son samedi à un speed dating. Elle est appariée avec Zoran, un banquier de 43 ans. Cependant, Zoran ne cherche pas l’amour, mais le pardon. Il est là pour rencontrer sa première victime de guerre, car il était soldat pendant la guerre, en 1993, et tirait sur la ville depuis le côté opposé. Maintenant, ils doivent tous deux revivre la douleur, dans leur recherche du pardon. The Happiest Man in the World pose de nombreuses questions existentielles : comment vivre avec la guerre? Y a-t-il une vie après la guerre ? Y a-t-il de l’amour après la guerre? Et quand la guerre s’arrête-t-elle ?

Note d'intention

Qu’est-ce qui nous définit : notre ethnie, notre religion, notre genre ? Qu’est-ce qui nous divise ou nous unit ? C’est une histoire sur la précarité de la vie, les rencontres fortuites réunissant l’agresseur et la victime, faisant revivre le douloureux passé; une histoire de connexions impossibles, d’amour et d’absurdité. Elle commence comme une excursion sur le mode de l’humour et se transforme en une montagne d’expériences. Le rythme naturel est primordial, il est guidé par les techniques d’enquête des sciences humaines utilisées pour rechercher la vérité après des actes de violence. Je vois ce film comme une symphonie de mouvements chorégraphiés dévoilant des couches d’émotion qui entraînent lentement le spectateur jusqu’à un point de quasi-vertige. Le lieu est traité comme un personnage : un hôtel dans le style des années 80, témoignage de l’époque de l’ex-Yougoslavie, et puis il y a la ville blessée de Sarajevo, témoin de blessures ouvertes et de douleurs passées.


Crédits

Teona MITEVSKA - Réalisatrice


Fiche technique

Langue(s) de tournage: Bosnien
Budget prévisionnel: 1,24M €
Financement acquis: 220 000 €

Contacts

Production

SISTERS AND BROTHER MITEVSKI
F. Ruzvelt 4-38 1000 SKOPJE - 389 230 64455 - http://www.sistersandbrothermitevski.com

Labina MITEVSKA - labina@sistersandbrothermitevski.com

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